Du 3 au 5 décembre 2025, la capitale togolaise, Lomé, accueille un atelier sous-régional dédié à la biodiversité et au climat. Cet événement rassemble une diversité d’acteurs engagés pour l’avenir de la nature et du climat en Afrique de l’Ouest et au-delà.

Scientifiques, chercheurs, praticiens des secteurs public et privé, organisations non gouvernementales, détenteurs de savoirs autochtones, groupes de femmes et de jeunes, tous sont réunis au Togo depuis ce mercredi 3 décembre pour harmoniser leurs actions en faveur de la biodiversité et du climat. Aux côtés des participants, on retrouve également les points focaux nationaux de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) et de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), ainsi que ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, des représentants ministériels et des organisations régionales.

Des politiques intégrées pour l’Afrique

L’atelier vise à promouvoir la cohérence et l’intégration des politiques climatiques et de biodiversité, en s’appuyant sur les connaissances produites par l’IPBES et le GIEC. Parmi les ambitions spécifiques :

  • Comprendre les interactions entre la perte de biodiversité et le changement climatique, et l’urgence d’agir de manière intégrée.
  • Partager et analyser les résultats récents de l’IPBES et du GIEC pour éclairer les décisions politiques.
  • Renforcer le dialogue et la collaboration entre les communautés scientifiques et les décideurs, afin de mieux coordonner les actions au niveau national et régional.
Photo des partipants après la cérémonie d'ouverture

Trois jours pour identifier des synergies

Pendant trois jours, les participants travailleront à identifier les synergies, complémentarités et compromis entre les politiques de biodiversité et de climat. L’objectif est de soutenir des stratégies cohérentes et mutuellement bénéfiques pour l’Afrique.

À l’issue de l’atelier, les acteurs souhaitent aboutir à une compréhension commune des liens entre biodiversité et climat, et produire des messages clés synthétisés à partir des évaluations de l’IPBES et du GIEC, afin de guider les décideurs politiques et les parties prenantes.

Le Professeur Mylor M. Shutcha, enseignant à l’Université de Lubumbashi et coordinateur du projet CABES, a souligné l’importance de cet atelier : « Cette activité s’inscrit dans le cadre des projets CABES et RESPIN, qui visent à renforcer la collaboration entre les initiatives sur la biodiversité et celles sur le climat. Les plateformes IPBES et GIEC travaillent généralement séparément. Nous voulons créer des ponts pour favoriser les échanges et les actions conjointes. »

L’Afrique, continent riche en biodiversité mais particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique, a tout à gagner d’une approche intégrée. Cet atelier de Lomé pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère de coopération régionale pour la protection de la nature et la lutte contre le réchauffement climatique.

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Arnaud Bocco

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